
Créée en mars 2003 par Karine Puget, 35 ans, la société Genepep est spécialisée dans la recherche de peptides*. Genepep compte aujourd'hui 8 collaborateurs et comprend un département " Recherche et Développement " ainsi qu'un département " Prestations de services ". De fait, Genepep mène deux activités parallèles, l'une étant d'identifier de nouveaux peptides naturels et l'autre, de fabriquer des peptides destinés à des sociétés pharmaceutiques. Deux années de suite, en 2001 et 2002, Genepep a été lauréate du concours du Ministère de la Recherche. En 2003, la société a été également récompensée par le tremplin Aventis, dans la catégorie " Société innovante en santé humaine ". Depuis 2001, Genepep est accompagnée par le CEEI de Montpellier. Karine Puget répond à nos questions. - Quel est votre parcours et comment vous a-t-il amenée à créer Genepep ? " J'ai tout d'abord obtenu mon DEA en Etudes Végétales. Puis j'ai préparé ma Thèse sur les peptides humains, thèse pour laquelle j'ai été financée par le CNRS et le laboratoire pharmaceutique, IPSEN-BEAUFOUR, pendant 5 ans. Mon sujet était intéressant et porteur… De fait, une équipe de sept personnes s'y est consacrée. Mais j'ai rapidement senti que je n'étais pas faite pour la recherche scientifique pure. En parallèle de ma Thèse j'ai donc préparé un DESS " Gestion de projet et gestion d'entreprise ". Puis le moment est venu de créer Genepep. Tout d'un coup on sent qu'il ne faut plus hésiter, qu'il faut se lancer. Qu'est ce qu'on risque à essayer ? Seulement de réussir ! - Et où en est Genepep aujourd'hui ? " J'ai été récemment touchée par " une fièvre recruteuse " qui permet à Genepep d'être aujourd'hui une société bien structurée, se donnant désormais les moyens d'atteindre ses objectifs. Le fait de structurer la société et de recruter une équipe est un investissement pour l'avenir. Notre objectif principal est d'identifier de nouveaux peptides naturels très rapidement car la concurrence étrangère se fait déjà sentir. *peptides : neurotransmetteurs qui envoient des informations essentielles au cerveau, les peptides interviennent dans la régulation du corps humain (mémoire, sommeil, faim…). Nombreuses sont les applications thérapeutiques possibles à partir de ces molécules (pour le traitement du cancer, du SIDA, de la maladie d'Alzheimer ou plus simplement, pour des troubles alimentaires ou du sommeil). - Comment avez-vous connu le CEEI de Montpellier et quels sont ses atouts ? " J'ai découvert le CEEI par l'intermédiaire du service de développement économique de l'Agglomération en 2001. J'ai été accompagnée dans les étapes décisives de la création de mon entreprise et j'ai pu apprécier l'aide précieuse de mon conseiller CEEI qui a été pour moi, une vraie rencontre et un soutien moral essentiel, je tiens à le souligner ! Le CEEI de Montpellier est une structure d'accompagnement et de conseil qui s'implique totalement dans nos projets de création d'entreprise et le réseau qu'il nous apporte s'avère très utile. Par ailleurs les contacts avec d'autres créateurs d'entreprise, nous permettent de partager des expériences communes, d'échanger…" - Selon vous qu'est ce qui est essentiel dans la création d'une entreprise ? " Il ne faut pas hésiter, il faut se lancer. Par ailleurs les difficultés que j'ai rencontrées m'ont appris la ténacité et l'humilité. Le travail de chef d'entreprise prend beaucoup de temps et d'espace dans ma vie, mais il faut savoir être combative et ne rien lâcher. Je voudrais dire encore une chose : le plus important reste l'équipe avec laquelle on travaille, qui croit en notre projet et qu'on ne veut pas décevoir. Travailler dans le respect de l'autre et de son travail est indispensable pour avoir une équipe soudée comme la nôtre. " - Le mot de la fin… quel conseil donneriez-vous à un jeune créateur d'entreprise ? : " Il ne faut surtout pas rester seul : le réseau - CEEI, autres entreprises - est indispensable notamment pour des raisons psychologiques. Enfin, il ne faut pas avoir peur de se lancer, il faut rester ouvert pour avancer, savoir écouter et pour pouvoir apprendre reconnaître qu'on ne sait pas. La motivation, les compétences et la ténacité feront le restent. " |