Quelle assurance auto entrepreneur ?

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Quand on décide de se lancer dans l’auto-entrepreneuriat, il faut penser à tous les devoirs et obligations dans ce cadre. Parmi eux, la question de l’assurance. Mais ce détail peut sembler flou, car les options peuvent varier d’un professionnel à un autre. Tout dépend du domaine d’activité. Alors, quelle assurance pour un auto-entrepreneur ? Les réponses dans cet article.

L’assurance Responsabilité Civile professionnelle est-elle obligatoire ?

La responsabilité civile professionnelle ou RCP est une assurance visant à couvrir l’auto-entrepreneur de tous les dommages causés à autrui lors de l’exercice de son activité. C’est valable que ce soit matériel ou physique.

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Cette assurance est obligatoire pour toutes les activités réglementées : santé et bien-être, service à la personne, bâtiment, automobiles, l’industrie alimentaire, sports et loisirs, etc.

Mais la responsabilité civile pro est quand même conseillée pour les autres domaines, car elle peut garantir une bonne gestion de risque en cas d’incident. En fait, selon le contrat, elle peut assurer une protection juridique. Il s’agit d’une assurance liée à plusieurs garanties comme la prise en charge des frais liés à un litige (honoraires des professionnels juridiques, frais d’investigations, …), l’information juridique et la défense. Elle peut aussi couvrir la livraison de produits défectueux.

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Et l’assurance décennale pour auto-entrepreneur ?

La souscription à une assurance décennale est obligatoire pour tous les auto-entrepreneurs dans la construction (maçon, plombier, architecte, etc.). Il s’agit d’une assurance visant à les couvrir ainsi que leurs clients sur une durée de 10 ans à compter de la réception des travaux. Elle concerne notamment les dommages cités dans l’article 1792 du Code civil : la solidité de la structure d’ouvrage, les équipements liés à la réalisation et la construction.

Avec l’assurance décennale, la compagnie d’assurance prend en charge tous les travaux liés à  tout sinistre sous la responsabilité de l’auto-entrepreneur au cours de cette période de 10 ans. Cependant, ce dernier est tenu de s’acquitter d’une franchise.

L’assurance auto

La souscription à une assurance au tiers au minimum est indispensable s’il s’agit d’un véhicule personnel. Et dans le cas où l’auto-entrepreneur l’utilise dans le cadre de son activité, il est important de mentionner cet usage auprès de la compagnie d’assurance. Une prime d’assurance, en fonction de l’activité, peut être appliquée à cet effet.

Toutefois, si le véhicule est régulièrement sollicité pour réaliser des tâches professionnelles (déplacement très fréquent, transport de matériel, transport de marchandise, …), il est recommandé de souscrire à une assurance auto professionnelle. En plus de couvrir le véhicule en question, elle couvre l’auto-entrepreneur, la perte de matériel ou de marchandise causée par l’accident.

L’assurance multirisque

Comme les entreprises, l’assurance multirisque est fortement conseillée pour un auto-entrepreneur afin d’avoir une couverture plus ou moins complète. En fait, elle couvre plusieurs dommages relatifs aux biens, aux matériels, aux personnes et aux responsabilités. À titre d’exemple, on peut citer la garantie incendie, la couverture en cas de vol ou de vandalisme, garantie liée aux dommages électriques, etc.

Avec l’assurance perte d’exploitation, l’assurance multirisque couvre l’auto entrepreneur sur plusieurs points. L’idée est de limiter les dégâts matériels et financiers auxquels son activité peut faire face. L’assurance perte d’exploitation couvre généralement une partie des charges fixes en cas de suspension de l’activité. En cas de rénovation, elle peut aussi attribuer une indemnité de location d’un local afin de garantir la poursuite de l’activité.

Mutuelle et prévoyance auto-entrepreneur

Si l’auto-entrepreneur engage des salariés, la souscription à une mutuelle santé est obligatoire. Sinon, elle reste recommandée. En fait, contrairement au statut de salarié, un autoentrepreneur ne dispose pas d’une couverture collective proposée par l’entreprise. La souscription à une complémentaire TNS (travailleur non-salarié) est donc de mise.

Pour ce qui est de la prévoyance, des indemnités journalières sont accordées aux auto-entrepreneurs en cas d’arrêt de travail ou de maladie. Le montant journalier obtenu dépend du revenu annuel moyen de l’auto entrepreneur lors des trois dernières années. Mais il est plafonné à 169,05 euros. Cette prise en charge est régulée par la Sécurité Sociale pour les Indépendants.

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